Il y a des années que l’on passe à réfléchir, à tester, à formuler des intentions, et puis il y a celles où tout commence à s’assembler, où les idées prennent corps, où les projets quittent le carnet pour entrer dans la matière et dans le réel. 2025 a été pour moi une année de ce type-là.

Après plusieurs années d’entrepreneuriat et de projets culturels menés sous différentes formes, j’ai consacré cette année à poser les fondations de Maison Lacmé, un projet artistique que je porte avec Antoine, à la croisée de la création contemporaine, de la transmission, de la médiation culturelle et du travail avec les métiers d’art. 2025 a donc été une année dense, faite d’expérimentations, de rencontres (et bien sûr de doutes aussi). Ce que je voulais, c’était prendre le temps de regarder, d’écouter, de faire et de partager.  

Une première exposition comme point d’ancrage

Le printemps 2025 a marqué une étape importante avec la présentation de la première exposition de Maison Lacmé, intitulée Égypte et New York : regards croisés sur l’architecture.
Deux villes, deux manières d’habiter l’espace, deux rapports au temps et au mouvement, réunis dans un même lieu.

  • « Passagers des cieux »
    Exploration photographique et poétique de l’Égypte, entre vestiges architecturaux, verticalité et lumière sculptée.
    La série interroge le rapport au temps long, à la trace et à la mémoire des lieux.
  • « OPTYC : New York City entre lignes, formes et musique »
    Immersion graphique et sonore dans les structures urbaines de New York, où l’architecture devient rythme, partition et mouvement.

Pendant plusieurs semaines, cette exposition a accueilli des publics très variés. Des visiteurs sont restés longtemps, ont pris le temps d’écouter les audioguides, sont revenus parfois une seconde fois. J’ai observé des enfants s’arrêter devant des photographies, nous poser des questions et même inventer leurs propres récits (c’est toujours très amusant, d’ailleurs). Cette exposition, prolongée au-delà de sa durée initiale, a confirmé que lorsque l’on propose une approche sensible et accessible, les œuvres trouvent naturellement leur chemin vers le spectateur.

Créer des expériences, pas seulement montrer des œuvres

Très vite, il est apparu évident que l’exposition devait être accompagnée de temps de médiation. Des ateliers de création pour les enfants et les familles ont été imaginés et animés tout au long de la période. J’ai imaginé ces ateliers comme des invitations à observer, à expérimenter, à faire avec ses mains, à explorer des formes et des matières.

Ces moments, que j’ai beaucoup appréciés, m’ont montré combien la création peut devenir un espace de calme, d’attention, parfois même de recentrage, autant pour les enfants que pour les adultes qui les accompagnaient. Ce sont ces expériences-là qui ont nourri la suite du travail et ouvert de nouvelles pistes.

Des temps de rencontre et de réflexion collective

En parallèle, Maison Lacmé a pris part à la France Design Week en Normandie, à travers plusieurs événements mêlant ateliers, échanges et réflexion collective. Ces rendez-vous ont permis de croiser les regards entre designers, artistes, artisans et publics, et d’interroger la place de la création dans nos usages quotidiens, notre rapport aux objets, aux espaces et au mieux-être.

 

  • Atelier enfants – Crée ton outil imaginaire 

  • Table ronde en présentiel – Faire avec peu : le design comme outil de sobriété 

  • Webinaire – L’utilité poétique : quand le design nous fait du bien 

Ces temps ont été précieux, non seulement pour la visibilité du projet, mais aussi pour nourrir une réflexion plus large sur la manière de concevoir des projets culturels sobres, accessibles et réellement partagés. Et surtout, j’ai fait de très belles rencontres avec des personnes avec qui je vais pouvoir travailler par la suite.

Un projet collectif en préparation pour 2026

L’année 2025 a également été marquée par un travail plus discret, je dirai même confidentiel… Il s’agit de la préparation d’un projet collectif de création avec dix artisans d’art, qui se déploiera pleinement en 2026.
Cette année a été consacrée aux rencontres avec les artisans d’art, aux échanges, aux recherches… Ce projet prend le temps de se construire dans une logique de dialogue et de respect des savoir-faire. Vous en saurez plus dans les mois à venir (et en avant-première pour ceux que sont inscrits à notre newsletter Les Carnets de Maison Lacmé).

Le démarrage du projet Tissage d’empreintes

À la fin de l’année 2025, j’ai commencé à poser les premières pierres du projet Tissage d’empreintes. Je vous en parle dans cet article. J’ai travaillé à clarifier l’intention artistique et pédagogique, à imaginer des formats d’ateliers adaptables à différents publics — enfants, personnes âgées, personnes fragilisées — et à engager les premiers échanges avec des acteurs culturels, sociaux et éducatifs. Tissage d’empreintes s’est ainsi dessiné comme un projet de création partagée, attentif au rythme de chacun, à la mémoire des gestes et à la valeur du lien. L’oeuvre sera exposée de mars à octobre 2027 dans différents lieux en Normandie.

Une voix qui accompagne tout le reste

Tout au long de l’année, le podcast Pop in a continué d’accompagner ces projets. En 2025, vingt-huit épisodes ont été publiés, donnant la parole à des artistes, des artisans, des médiateurs, des créateurs. Le podcast prolonge nos projets, les nourrit, et permet de toucher encore plus des personnes.

Et pour la suite…

J’ai donc l’impression que 2025 a posé les bases et 2026 nous permettra d’approfondir, de déployer, d’oser davantage encore ( d’ailleurs, si vous ne le saviez pas, dans ma chambre d’étudiante j’avais affiché :

  « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Sénèque – Lettres à Lucilius


Si vous avez envie de suivre cette aventure, de découvrir les coulisses des projets, les réflexions en cours et les prochaines étapes, je partage chaque mois avec Antoine ces éléments dans Les carnets de Maison Lacmé, notre newsletter.

Au plaisir de continuer ce chemin ensemble,
Cécile Tauvel

Bonjour ! Je suis Cécile TAUVEL

Cécile-parc de clères

Cofondatrice de Maison Lacmé, j’imagine des projets qui rapprochent artisans d’art, créateurs et maisons de prestige autour d’un même objectif : créer du dialogue à travers la matière.
Je suis aussi la voix du podcast Pop in !, où j’explore comment l’art éclaire nos vies.
Après plus de dix ans d’entrepreneuriat, je poursuis un engagement pour la transmission et la valorisation des métiers d’art.

Tags : Design, artisanat d'art, matière

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